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SHERBROOKE.- Depuis longtemps on cherchait le moyen de permettre aux gens de conditions modestes d'acheter à bon compte - ce qui est nécessaire pour leur famille. En 1960, l'abbé Desève Cormier et un groupe de travailleurs de Caritas conçurent l'idée d'établir un comptoir familial à Sherbrooke.
Un comptoir familial est un endroit où des bénévoles reçoivent des vêtements usagés, les remettent en bon état et les vendent à prix modique.

Magasin
Le premier magasin du Comptoir familial de Sherbrooke se trouvait au boulevard Saint-François. TI était trop petit, J'entrepôt n'était pas chauffé et l'eau envahissait souvent le sous-bassement, endommageant le système de chauffage. Mme Alphonse Bélanger, membre-fondateur et responsable du magasin, a dû faire face à de nombreuses difficultés à ce moment.
Par la suite, on a construit un nouvel établissement rue Bowen Nord. Le n 0 'Il V eau Comptoir familial est plus vaste, mieux chauffé et possède un grand entrepôt. Il rend plus aisée la tâche des dames qui se dévouent bénévolement afin d'aider les gens de conditions modestes tout en les respectant et en ménageant leur susceptibilité. Quelques 150 à 200 personnes se présentent au magasin lors des jours d'ouverture soit le mardi et le vendredi.

Travail des bénévoles
Le lundi et le mercredi, les bénévoles se rendent au magasin afin d'y

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
recevoir les effets ou les vêtements que les gens envoient: robes, manteaux, pantalons, pour enfants ou pour adultes, poêles, vaisselle, articles de classe ou autres.

Il s'agit alors de classer les dons reçus. Les meubles sont disposés à l'endroit réservé à cet effet, tandis que les vêtements en bon état sont étalés sur les comptoirs appropriés. A cette époque-ci, la lingerie d'été est remisée à l'entrepôt où les dames effectuent la classification dans des boites étiquetées. On fait le tri des vêtements d'après leur valeur c'est-à-dire suivant qu'ils sont plus ou moins démodés, propres, usés, ou selon le tissu qui les composent.

Les bénévoles ne limitent pas leur travail au magasin puisqu'elles emportent les vêtements malpropres chez elles afin de les nettoyer et de pouvoir les vendre ensuite aux clients du Comptoir familial. Les vêtements trop usagés à certains endroits sont réparés ou transformés par des bénévoles. On enlève les boutons et les fermetures-éclair des vêtements hors d'usage et on les vend. Les lainages pour leur part, sont expédiés à Cookshire où ils seront transformés en couvertures de lai­ne.

Fonds
Les gens généreux envoient des effets au Comptoir familial, les bénévoles les classent, tes transforment et les vendent à un prix modique à leurs clients Les quelques fonds recueillis servent à payer les frais de transport des dons, l'entretien et l'amélioration du magasin, et les frais encourus. Le surplus est envoyé à Caritas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


En fait, le magasin et le Comptoir familial de Sherbrooke Inc. reposent uniquement sur la générosité des gens: ceux qui font les dons et les dames bénévoles, comme Mme Alphonse Bélanger, qui s'occupent de recueillir, de classer, de transformer et de vendre ces effets. (Lise Ouellette)

VÉRITABLE SUCCÈS DU COMPTOIR FAMILIAL.

SHERBROOKE - Depuis le mois de février 1960, environ 900 familles de Sherbrooke ont visité le Comptoir familial situé sur le boulevard St-François nord, dans l'est de la ville.

Le Comptoir familial est une branche de Caritas-Sherbrooke qui a pour but de venir en aide aux familles peu fortunées. Le Dr Jacques Letellier, directeur du Comptoir, a déclaré hier après-midi que ce local mis à la disposition des familles aux re­venus modestes s'est avéré un réel succès.

 "Notre local est trop petit pour suffire à toutes les demandes, a-t-il ajouté. En ce qui concerne le matériel, il nous manque surtout du linge et des souliers pour enfants, des habits let des souliers pour hommes ".

Les responsables du local sont des femmes qui se dévouent bénévolement chaque vendredi de 2 h. p.m. à 8 h, p.m. Nul doute que le Comptoir aura une lourde tâche à remplir durant la saison d'hiver et surtout à l'approche de Noël. .

Cette initiative de Caritas a porté ses fruits non seulement à Sherbrooke, mais aussi à Drummondville ou on a décidé Ide fonder un Comptoir semblable.

 

 

 

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