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SHERBROOKE - Une oeuvre qui est bien connue à Sherbrooke depuis un an, mais dont le fonctionnement est moins connu aussi bien que les services qu'elle rend, c'est celle du Comptoir familial de Caritas-Sherbrooke et devant le succès remporté depuis sa fondation, Caritas ne regrette pas de l'avoir lancée, d'autant plus qu'on l'a copiée dans quelques villes des Cantons de l'Est.

Avant de parler de son fonctionnement, disons en bref qu'il s'agit d'un comptoir offrant en vente à prix minime, ou nominal et la plupart du temps dérisoire, des articles défraichis ou usagés que les gens veillent donner pour favoriser des familles indigentes ou à revenu modeste. Le Comptoir familial n'achète aucun article, et par ailleurs, il n'en "donne" aucun: il vend !

Fonctionnement

Le fonctionnement part d'une charité et il finit avec une charité. Toute l'oeuvre s'accomplit ou trouve son noeud dans le changement de mains. Autrement dit, le Comptoir familial s'approvisionne uniquement de dons que l'on va quérir chez le bienfaiteur et que l'on entasse dans le magasin à l'enseigne du "Comptoir familial" au 36 Boulevard Saint­ François-Nord. Là, ces dons sont offerts en vente à des prix dérisoires pour le bénéfice de personnes qui n'ont pas le moyen de payer le prix commercial.

Caritas

Bien que le magasin ne soit ouvert qu'une fois la semai­ ne, le vendredi de deux heures de l'après-midi à huit heures du soir, le fonctionnement du Comptoir est assuré par Caritas qui reçoit les appels des donateurs. Un préposé au transport va quérir alors tous les dons annoncés et les transporte au magasin où ils sont écoulés. Et toute l'administration du Comptoir familial

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
commence à zéro pour se terminer à zéro, car après que le Comptoir familial a payé à même ses revenus les "cinq" factures qu'il reçoit régulièrement (téléphone, loyer, transport, chauffage et électricité) le résidu des profits est transporté à Caritas Sherbrooke. C'est dire que tout le travail se fait bénévolement et que dans toute l'organisation, il n'y a qu'un seul salarié le camionneur ! Les dames s'affairent au déballage, à la mise en place ou classification des articles reçus.
Et qu'est-ce que l'on trouve au Comptoir familial ?

De tout

Tout ce que l'on peut imaginer à partir de la poupée jusqu'à l'ensemble d'a "Chesterfield" ... En d'autres termes, ce serait un magasin "général" en miniature où l'on trouve du linge de bébé, des chaussures pour tout le monde, des lampes sur pieds et de table, des articles de porcelaine, morceaux de verrerie, vaisselle, gants, complets d'hommes, chandails, tabliers, et jusqu'à des bijoux. On trouve même des antiquités dont certaines personnes veillent se départir. Règle générale, il s'agit d'articles usagés, comme on le pense bien, mais on trouve aussi des objets neufs ou pratiquement.

Bien plus, quand un morceau de lingerie ou un jouet le réclame, on fait de la réparation de sorte que finalement, c'est toujours un morceau présentable qui tombe entre les mains d'a l'acheteur éventuel pour une somme modique. Voir PRIX :- Page 9, col. 5

Fondé le 26 février 1960

Fondé le 26 février 1960, le Comptoir familial a donc un an d'existence depuis quelques semaines et seulement pour le nombre des envois (et non celui des articles), on l'évalue à environ 900 ou mille pour la première année. On a là une idée du "roulement" des petites affaires qui sont brassées au Comptoir familial

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
mais qui rendent service à tellement de gens, si l'on en juge par les quelque cinquante personnes qui attendent à la porte tous les vendredis à deux heures de l'après-midi.

Pour faire fonctionner aussi rondement une oeuvre aussi modeste et dont on n'entend pas souvent parler, il faut tout de même du 4évouement, il faut que quelqu'un s'en occupe. Lors de la fondation, on a formé un comité directeur qui existe encore et qui se compose comme suit : M. Jacques Letellier, président ; M. Denis Bertrand, trésorier ; Mmes Alphonse Bélanger, Charles-E. Bélanger ; MM. L.-G. Carignan, Dewey Zaor, Paul Fréchette, Dr Jean-Denis Lemay et M. J.-D. 'I'urgeon, directeurs.

Pour sa part, Mme Alphonse Bélanger est sur les lieux tous les vendredis avec des compagnies qui y viennent régulièrement aussi ou qui se remplacent à tour de rôle, car le "petit" magasin porte bien son nom : il n'est pas grand !

Au nombre des, dames et demoiselles qui s'identifient à cette oeuvre et qui surveillent son développement et sa nécessité d'exister, mentionnons Mmes Alphonse Bélanger, L.-G. Carignan, Hector Letellier, J.-R. Thibodeau, Robert Ricard, Gaétan Côté, Yvon Boisvert, Fernand Dumont, Albert Tessier, Robert Poisson, Lucien Dubois, L.-A. Hamel, A.-A. Migneault, C.-E. Bélanger, Jacques Letellier, Mlles Alma Roy et C. Charest, Mme Irène Levesque, Mmes Jacques Lemieux, Pierre Bachand, Marcel Pellerin, Jacques Pigeon, Philippe St-Jacques, Léo Tobin, Raoul Morissette, Gaston Massé, Eugène Ménard, Réal Lafond, Armand Hébert, Jean-Paul Fortin, Adrien Dupuis, Léonce Côté, Georges Côté, Marcel Bourque et plusieurs autres.

Toutes les personnes qui auraient quoi que ce soit à donner à l'oeuvre du Comptoir familial s'attacheront la reconnaissance de toutes ces dames en appelant Caritas-Sherbrooke à LO 9-5336.

 

 

 

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